Mon parcours

Né dans le village mystique de Glidji, près d’Aného, mon enfance a été bercée par les chants et les rituels de mes tantes, prêtresses respectées, gardiennes de sagesse et de spiritualité. Chaque année, notre foyer se transformait en un lieu de pèlerinage, attirant des âmes de toute l’Afrique de l’Ouest et même d’Europe.

À l’âge de 5 ans, le départ pour la France : plus de quinze ans loin de mon pays et de ma culture. Éloigné de mes racines, j’ai ressenti un vide, une quête de sens qui me poussait à explorer d’autres horizons. Alors, l’immersion dans une éducation bourgeoise, où le catéchisme à l’école des bonnes sœurs a façonné ma perspective. Cette formation m’a offert des outils intellectuels, tout en m’éloignant de l’héritage spirituel qui m’était cher. Elle ne m’a pas enfermé dans une seule croyance. Aujourd’hui, la tradition africaine est redevenue le socle de ce que je suis — ce qui est cher à mon âme — tout en restant ouvert à toutes les voies.

Parallèlement, un cursus scolaire classique et une carrière construite dans l’hôtellerie-restauration. J’ai gravi les échelons, du bas de l’échelle jusqu’à devenir directeur du département restauration. Cette expérience m’a appris la rigueur, le service, et la capacité à diriger des équipes avec exigence et bienveillance.

Mais au fil des années, quelque chose en moi ne cessait de murmurer. À trente ans, une parenthèse dans ma carrière : cinq ans dans un institut spécialisé dans l’accompagnement des personnes obèses et en surpoids. C’est lors de cette expérience que j’ai découvert mon don de magnétisme — un don senti depuis toujours, mais mis de côté. Les aléas de la vie m’en ont empêché. Ou peut-être que ce n’était simplement pas encore l’heure.

À 33 ans, la rencontre avec mon guide et mentor, Dr Baskaran Pillai, qui m’a ouvert les portes de la tradition hindoue et de sa magie. Grâce à lui, j’ai découvert une forte connexion à l’invisible, ainsi que les lois de l’univers et de la nature, d’une manière qui résonnait avec mon essence. Quinze ans à suivre les enseignements de ce maître Siddha venu du Tamil Nadu m’ont appris à percevoir les énergies subtiles, à travailler avec les ancêtres et à accompagner les êtres dans leurs transformations les plus profondes. Ce chemin m’a façonné, lentement, patiemment, comme on sculpte une pierre.

À quarante-sept ans, la leucémie est arrivée. J’ai traversé la maladie, et j’en suis revenu. Ce n’était pas une fin — c’était un passage. Et c’est de là que tout a commencé.

Prêt à regarder ce qui se joue dans l’invisible ? Écrivez-moi.

Défiler vers le haut